mardi 26 novembre 2013

Conférence mondes virtuels

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Conférence mondes virtuels, un album sur Flickr.
quelques images de conférences destinées à faire découvrir les univers virtuels du Moya Land sur Second Life ou Cloud Party.
Conférence à Paris , Nice, Monaco, Fréjus, Venise, Busan en Corée, Tunis, Zurich, Marseille, Cuneo, Milan .....

lundi 25 novembre 2013

Cloud party - Les îles Moya


"Ce film est un parcours rapide des espaces consacrés au travail de l'artiste Français Patrick Moya sur le monde de Cloud party accessible directement via un navigateur grâce au WebGL. Le Musée Moya, l'espace de travail pour préparer les sculptures virtuelles, des reproductions en 3d d'expositions passées ou de la maison de l'artiste. Un espace consacré au travail de l'artiste pour le festival du cirque de Monte Carlo et d'autres choses à découvrir en se rendant sur le Cloud"

vendredi 25 octobre 2013

le monde virtuel du Moya land en direct avec la Corée

presque toutes les semaines des groupes d'étudiants coréens visite le Moya land de Second Life dans l'exposition "Moya" au Radium Art Center à Busan. Viste des Musées, de la reproduction de la chapelle Moya de Clans , de la Malmaison à Cannes ou de l'espace consacré au carnaval de Nice virtuel pour finir dans la reproduction à l'identique de l'exposition modélisé dans le monde virtuel. Des machinimas sont également présentés dans cette exposition.



lundi 5 août 2013

En direct avec la Biennale de Cerveira depuis Nice via Second Life



L'installation "bienvenue au Moya Land" réalisée sur place avant l'ouverture de la Biennale de Cerveira (17 e bienal Cerveira) est reproduite sur le Moya Land de Second Life et les visiteurs disposent d'un avatar pour rencontrer l'artiste et visiter son oeuvre en sa compagnie. Une oeuvre interactive qui utilise les mondes virtuels immersifs pour que se rencontre le spectateur et le créateur à l'interieur de l'image.

Biennale de Cerveira au Portugal - liaison avec l'installation "Bienvenue au Moya Land"


l'après midi du 1er août - liaison entre Nice, le Portugal et second life - les visiteurs de la Biennale peuvent rencontrer l'artiste mais aussi des habitant du monde virtuel .


mercredi 31 juillet 2013

Visite de l'association des amis du Mamac de Nice

les amis du Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de Nice ont fait une visite à l'atelier de Patrick Moya et ont assisté, en plus de la visite de l'atelier réel, à une visite des atelier virtuels dans lesquels se prépare les prochaines interventions en liaison avec la Biennale de Cerveira au Portugal ou avec le Radium Art center de Busan en Corée. (photo Pierre Bonnaure); Présentationdu travail dans second Life et dans le nouveau monde Cloud party accessible directement via un navigateur web.

présentation aux amis du Mamac de l'atelier virtuel dans second Life et Cloud Party

en visite chez Moya

dimanche 23 décembre 2012

Second Life : Evénement, une messe pour Noël

Second Life : Evénement, une messe pour Noël: Patrick Moya, artiste et personnalité incontournable de Second Life, et le Révérend père Yves-Marie Lequin, Aumônier des Artistes, organisent une messe de Noël sur Second Life, dans la reproduction 3D de la chapelle Saint Jean de Clans.

samedi 22 décembre 2012

Maison virtuelle de Moya - installation sur Artedland Second Life

Soirée fin du monde sur Second Life - Temple Moya île Moya

Une première mondiale : une messe dans un monde virtuel

Le révérend père Yves-Marie Lequin, aumônier des artistes, donnera une messe de Noël sur Second Life, dans la reproduction 3D de la chapelle Saint Jean de Clans. Cette chapelle qui se situe dans le haut pays niçois a été peinte par l'artiste français Patrick Moya et reproduite dans son univers virtuel de Second Life, le Moya Land. Devant son ordinateur, via son avatar, le père dira la messe le lundi 24 à 17 heure (heure française) depuis la Corse, avant de se rendre dans des villages alentour pour donner des messes réelles. 
Cette messe sera la première jamais donnée dans un monde virtuel ou dans un jeu en réseau. 

Un texte du Frère Yves-Marie LEQUIN qui célèbrera une Messe destinée aux habitants de Second Life

L'avatar du père Yves-Marie Lequin


Une messe dans l’univers virtuel de Second Life ? 
Ce monde en 3D dans lequel chacun peut intervenir sous forme d’avatar, n’est pas seulement un jeu mais un puissant réseau social qui jusqu’à maintenant n’a pas d’équivalent. 
On y trouve des universités, on peut assister à des concerts, visiter des musées interactifs …aller prier dans des églises. 
On ne parle plus de virtualité, mais de réalité augmentée, car dans ce monde qui conserve toute l’ambigüité du réseau social ouvert, les bénéfices en termes de relations humaines, de quête intellectuelle ou spirituelle, de créativité artistique, sont tous bien réels. 
C’est pour cette raison que j’ai accepté que la messe de la Nativité, que je dirai dans le village Corse de Cervione, soit « retransmise », en quelque sorte « rendu présente », dans la chapelle saint Jean-Baptiste de Clans, reproduite sur « l’île » de l’artiste Patrick Moya. 
Bien sûr, pour les participants de Second Life, il ne s’agira pas d’une « vraie » messe, mais ils auront cependant participé à un véritable office spirituel de la nuit de Noël, et se seront unis, à travers cette retransmission interactive en 3D, aux chrétiens de Corse, et par eux à tous ceux qui célèbrent la naissance du Sauveur. 
Quand, à la fin, je leur donnerai ma bénédiction, elle sera tout aussi réelle que celle que Benoît XVI vient d’envoyer à travers le réseau Twitter. 
Je voudrais vraiment remercier Patrick Moya qui a initié cette « première », un événement bien en phase avec le mystère de ce Dieu qui vient rejoindre les êtres humains où ils sont. 
Il y a eu et il y aura toujours la radio et la télévision. Mais il est plus que jamais nécessaire pour tous ceux qui veulent faire entendre une parole de vie et de vérité, d’investir le champ des nouveaux moyens de communication, y être présents, créatifs. 
Comme l’a dit récemment le pape : « Je voudrais inviter, de toute façon, les chrétiens à s'unir avec confiance et avec une créativité consciente et responsable dans le réseau de relations que l'ère numérique a rendu possible. Non pas simplement pour satisfaire le désir d'être présent, mais parce que ce réseau est une partie intégrante de la vie humaine. Le web contribue au développement de nouvelles et plus complexes formes de conscience intellectuelle et spirituelle, de conviction partagée. Même dans ce champ, nous sommes appelés à annoncer notre foi que le Christ est Dieu, le Sauveur de l'homme et de l'histoire, Celui dans lequel toutes choses trouvent leur accomplissement ».


Frère Yves-Marie LEQUIN
Aumônier diocésain des artistes
Membre de la Commission d'art sacré
Prêtre assistant de la paroisse saint Ambroise
(Saint Pierre d'Arène et Saint Philippe)
Professeur de philosophie et de théologie
Institut Supérieur de Théologie de Nice Sophia Antipolis
Séminaire diocésain de Nice

Site de l'aumônerie des artistes : http://www.aumoneriedesartistes.com/
Site du couvent des dominicains de Nice : http://www.dominicain.net/

Le site de l'artiste Patrick Moya www.moyapatrick.com
autres liens: Arte TV à propos de l'univers Moya sur Second Life http://www.arte.tv/fr/moya-le-medium-c-est-l-artiste/2383638,CmC=2385240.html

Patrick Moya et le père Yves-Marie Lequin prépare la céremonie













Pour se rendre à la chapelle virtuelle : http://maps.secondlife.com/secondlife/Moya/214/58/50

mardi 26 juin 2012

Cloud Party Bugle: Neighbourhoods of Note: Spiffy Pasture

Cloud Party Bugle: Neighbourhoods of Note: Spiffy Pasture: Spiffy Pasture is the home neighbourhood of two artists, Artistide Despres and Moya Patrick.  In a short period of time, both artists have t...

lundi 18 juin 2012

sculpture virtuelle de Moya sv07-5

sculpture virtuelle de Moya sv07-5:



Modèle 3D par
moya
sculpture virtuelle de Moya

jeudi 15 mars 2012

Photos de voyage dans second Life

les derniers voyages dans second life
Catania - Italie - Second Life


Taiwan - université de technologie
Corée -  université
Japon - université
Firenze - italy

Image de mes vacances virtuelles au Japon

 Après le très dur travail de réalisation du Cyber carnaval de Nice j'ai pris quelques vacances pour explorer à nouveau le metavers. aujourd'hui :L'île Edo japanese castel - le Japon des samourai - avec les bruits d'ambiances - un moment de calme.






mardi 13 mars 2012

Comment les technologies numériques prolongent les missions traditionnelles des musées

Réponse aux questions de Noémie Roussel,  pour son mémoire de master  2 Design d’interface multimédia et Internet, université Paris 13, août 2011 ("La relation entre le musée et son public à l’ère du numérique : ruptures et continuités")

Comment les technologies numériques prolongent les missions traditionnelles des musées? 
Ma propre expérience de mise en relation de mes expositions réelles et de leurs doubles virtuels, sur lesquels interviennent des internautes-visiteurs, m'a montré les avantages qu'on peut tirer de la 3D interactive sur internet. 
La rencontre de l'artiste et du visiteur ou du spécialiste d'un domaine particulier, ne sont plus des pistes mais des réalités que seules les difficultés techniques freinent encore. La principale difficulté n'étant pas logicielle ou informatique mais dans la fiabilité des réseaux internet disponibles, sachant que pour le web 3D, la moindre coupure est fatale.
La mission pédagogique du musée a déjà largement utilisé la 3D pour la reconstitution de monuments en partie détruits ou pour des visites virtuelles agrémentées d'informations.
La réalité augmentée ajoute l'aspect ludique à ces modélisations et étendra le champ du musée au delà de sa propre surface physique. La réalité augmentée permet d'ajouter de l'espace muséal où l'on veut et de faire pour qui le souhaite, de la ville ou du paysage, un musée.
Le web 3D permet, lui, de faire des espaces modélisés des lieux d'échange. La rencontre devient possible entre des visiteurs du musée et des intervenants extérieurs connectés sur le métavers, ce qui permet d'étendre le champ du musée aux réseaux sociaux. 
Si on relie la réalité augmentée et le web 3D, on peut imaginer, à moyen terme, un guide ou un conservateur qui ferait la visite guidée sans bouger de son bureau, ou un artiste qui répondrait à distance aux questions des visiteurs, comme je l'ai fait lors de mon exposition "La civilisation Moya" (au centre d'art La Malmaison à Cannes, durant l'été 2011), dans la réplique virtuelle à l'identique du lieu, depuis mon atelier.
La visite de réserves muséales en 3D sera également l'une des pistes du futur proche : la mise en ligne des oeuvres en stock sur les métavers permettra de construire des expositions à distance, en modélisant les espaces et en y posant les oeuvres virtuelles puisées sur le net. 
Cette possibilité nouvelle donnera lieu à des expositions uniquement virtuelles et visitables seulement sur le net. De même que tout un chacun pourra construire sa propre exposition à partir des réserves de divers musées.
J'ai expérimenté ces possibilités lors de ma participation à l'exposition "Rinascimento Virtuale" (L'art dans Second Life) organisée par le critique italien Mario Gerosa au musée d'anthropologie de la ville de Florence. Avec l'architecte de l'exposition (Fabio Fornasari), j'ai construit ma future installation dans mon atelier de Second Life. Nous avons ainsi visualisé les transformations nécessaires sans jamais nous rencontrer autrement que par avatars interposés.
J'ai également pu faire l'expérience de l'utilité d'avoir mis en place une réserve virtuelle de toutes mes oeuvres disponibles en réel : il m'était plus facile de retrouver mes oeuvres dans le monde virtuel que dans le réel, et de pouvoir ainsi les montrer de façon plus rapide et efficace à un galeriste ou à un curateur.
Dans le futur, lorsqu'un conservateur préparera une exposition, il "descendra" dans la réserve virtuelle depuis son ordinateur, en compagnie d'un expert ou d'un critique présent chez lui : ensemble, ils choisiront les oeuvres et pourront même les installer dans la réplique du musée.
On retrouve ici la mission de conservation du musée. Les réserves virtuelles ne sont rien de plus qu'une amélioration des archives web en y ajoutant la 3D, mais, comme toute transformation, elles changeront notre perception du réel lui-même. 
L'importance grandissante des métavers verra naitre la nécessité de conserver les objets et les architectures de ces nouveaux mondes. Déjà Mario Gerosa (spécialiste des mondes virtuels et par ailleurs rédacteur en chef de AD magazine Italie) avait tenté de créer un conservatoire des architectures des jeux vidéo et des univers virtuels ou MMORPG (Massively Multiplayer Online Role Playing Games").
Le "gold farming" (ou revente de biens virtuels issus des jeux vidéos) prouve que les objets ou oeuvres virtuelles deviennent tangibles. 
La nécessité de créer des départements de conservation des architectures et objets virtuels, entrainera en retour des liens entre ces "objets" et les espaces miroirs des musées ou les clones des oeuvres réelles, créant ainsi de nouveaux usages et de nouvelles façons de visiter les musées.
Les technologies numériques prolongeront les missions traditionnelles des musées en créant de nouvelles extensions pratiques et ludiques.
Mais, en transformant les relations du spectateur avec le musée, elles transformeront le musée lui-même à leur image.


Patrick Moya


Ce texte est l'un des bonus du livre " l'art dans le nuage "




Interview par Zet Avril pour le blog du Grupo Avatar de La Pontificia Universidad Católica del Perú


Interview par Zet Avril pour le blog du Grupo Avatar  de La Pontificia Universidad Católica del Perú 
Traduit en espagnol à partir des réponses en français

La entrevista realizada por Zet, Marita Tovar, miembro del grupo de Mundos Virtuales Avatar-PUCP, da a conocer el quehacer en las artes visuales del artista francés Patric Moya, circunscrito al movimiento contemporáneo de la Escuela de Niza, y que desde los años 70´s, hace uso de las tecnologías de la comunicación incursionando en el videoarte.

José Domingo Elías
Coordinador,
Mundos Virtuales.
Avatar-PUCP.
La Civilización Moya 

1. Una civilización en un mundo virtual, es lo que tú proponías en Second Life en tu muestra “La Civilización Moya”. Pero si uno ve el sentido del significado de la palabra civilización, ésta se define como el conjunto de costumbres, ideas, creencias, cultura, conocimientos científicos y técnicos que caracterizan a un grupo humano, como un pueblo o una raza sobre el tiempo de la evolución.

Qué rol juegas tú dentro de la civilización Moya, eres como un dios, el rey o el emperador?

Sobre las tierra de Moya, mi avatar es el dictador de las islas Moya. Es una dictadura del arte con un régimen del artista único. Hay opositores que son la figuras Moya nacidas del dibujo y la pintura, éstas son fijas y en 2D. Estos opositores toman muy mal el hecho de que a pesar que el artista vive en la obra pueda encontrarse con el espectador, mientras que ellos permanecen inmóviles o con un movimiento espasmódico de gif animado. Ellos intentaron hacer una revolución pero se dieron cuenta, rápidamente, que ellos no existirían más si ellos derrocaban a su creador. 
Algunos se quedaron atrapados en la Isla de Moya en sus posiciones reivindicativas y son una de las atracciones de las tierras de Moya. Esto para la respuesta humorística.
Hablando más seriamente, yo creo que cada artista vive su trabajo como una micro civilización, con los repertorios de signos y de códigos propios, que evolucionan en el tiempo con un apogeo y a veces con un descenso o caída.
La aventura artística de los artistas modernos se ve como una evolución del arte de las civilizaciones. La ubicuidad de los mass media y la rapidez de la información se han concentrado sobre una vida a la que le tomó cientos de años en evolucionar. Es también, el resultado de la individualización del mundo occidental.
La puesta en escena del trabajo de los artistas contemporáneos está calcada por el mimetismo sobre las presentaciones de museos que cuentan las civilizaciones completas, en una perspectiva que reúne en una misma escenografía las cerámicas, las pinturas, las esculturas y otros trazos del trabajo de una multitud de creadores.
Por otra parte, la facilidad dada a cada uno, así como a los artistas, para utilizar numerosos medios y soportes sin tener que aprender todos los secretos, hace de cada individuo un artista global y universal.

2. Detrás de ti, pareciera, se encuentra una muy buena estrategia mediática cuidadosamente pensada. 
Es que trabajan numerosas personas contigo? ¿Qué tipo de mass media utilizas?

Yo inventé el estudio Moya para hacer creer que mi primer avatar nacido del programa 3D, de antes de Second Life, había sido creado por un estudio de cine que había inventado un artista llamado Moya. Pero en realidad, yo lo hacía todo solo.
Ahora, una sola persona me ayuda en la organización y tengo varias galerías de arte pero yo trabajo generalmente solo en toda la parte artística. Yo no tengo estrategia mediática. Yo solo tengo un objetivo, el cual, es cruzar de la mejor forma todo el conjunto de medios disponibles y tratar de vivir al interior de la red, sin embrago, ello es más una fantasía que una estrategia deliberada aplicada para tener éxito.
Maniobro por instinto. Tengo una estrategia global pero no tengo pequeñas estrategias. Por otro lado, yo acepto todo lo que me ofrecen si el tiempo me lo permite e intento siempre adaptarme. Poco me importa si yo tengo éxito o no, lo que importa, es la experiencia llevada a cabo y el placer que yo encuentro.
La experimentación rara vez conduce al éxito pero ella hace oficio en el caso de la vida real, que encaja perfectamente en la teoría: ella muestra como un individuo reacciona frente a un medio, el cual, se dispone para comunicar.
Una de las particularidades del arte contemporáneo es el poder llevar a cabo una realización independiente y sin grandes medios, una experiencia que atraviesa las técnicas y los materiales complejos, obteniendo un resultado mediático más allá de las expectativas.
Si hay una estrategia, es sin duda mi decisión de ser un artista del arte contemporáneo pues el último privilegio del artista conocido como “contemporáneo”, su última característica, es abordar todo y experimentar todo sin límites. Y también, sin tener necesidad de buscar una alta calidad pues le queda al artista una posibilidad de diversión.

3. Según otra entrevista que te realizaron durante tus estudios, señalabas que fuiste marcado por las teorías de Mcluhan y la idea del concepto de la “Aldea Global”. Tú te preguntas sobre los cambios aportados a la historia del arte por los nuevos medios.

Qué es para ti Second Life?
Al igual que a muchas personas con las que me cruzo en SL, McLuhan transformó mi manera de pensar. Según él, no es lo que pensamos lo que transforma los mass media o las herramientas del arte; lo es más bien los mass media que influyen sobre el mensaje, hasta tal punto de transformar la sociedad a su imagen.
De allí yo pienso que la televisión, siendo el primer mass media capaz de transmitir la creación instantánea del creador hacia el espectador, iba a transformar la relación del arte, no dejando más tiempo al creador de aparecer al público por intermedio de la historia del arte, pues sería disfrazado instantáneamente por su criatura.
Esto no es una cuestión del fin de la historia de arte o de la post modernidad, más bien una historia convertida en incontable o menos incontable más tarde, entonces paradójicamente, el arte contemporáneo tenía la reputación de ser el avant-garde. Pero en los mass medias de ubicuidad, los avat-gard se pasan en algunos mili-segundos.
Second Life o sus equivalentes son la evolución natural del Internet que solamente utilizaba en sus inicios el texto por razones prácticas. Sin embargo, el sueño de la Internet, es reunir instantáneamente sobre la red no sólo los individuos sino también las técnicas.
Un metaverso tal como Second Life, es la amalgama de la ficción y la realidad.
Por ahora, el cine, el teatro, la literatura son subdivisiones de un “Mass Media” que no pide más que agruparse y convertirse en global.
En ese contexto el artista se convertirá en una suerte de chamán. Los chamanes eran criaturas complejas- brujos, músicos, marionetas- poseídos pero también manipuladores, figuras políticas de la ciudad.
Todo luego se dividió –música, teatro, política, religión, etc. A tal punto que cada mass-media se dividió a sí mismo como en la música entran las partituras, la música y el compositor. Para cada artista, la esperanza es volver a una globalidad chamánica de la creación sensible.
Los medios modernos de comunicación desde la televisión están llevando al artista hacia el chamán de la plaza central de la aldea global. Por supuesto, eso será válido para los artista mediterráneos del sur de Europa o para los Sudamericanos de la cultura latina, culturas con la presencia de la figura y del humano en la obra es uno de los fundamentos… incluso, si al final, esta figura es aquella del mismo artista.

4. El Museo de Moya en Second Life, es un sitio para exponer tus obras. En la vida real, encontramos a Moya por todos lados, es como una Frida Kahlo y sus autorretratos. Sin embargo, hay que saber que Frida sufría de una enfermedad que no la dejaba moverse y de allí su único modelo era ella misma. Pero tu propones un rol de Moya infantil, rodeado de carneros, ángeles, demonios, un elefante, un asno, un mono, un Pinocho, etc. Y todos giran en relación a ti. Y si no eres tú en persona es tu nombre . 

Eres un poco narcisista o es tu avatar el que lo es?

Todo trabajo artístico es por supuesto el resultado de un rasgo del carácter. Más que el Narciso que centra todo sobre él mismo y no tiene necesidad de ser artista, yo soy sin duda un exhibicionista pues me muestro a los otros, con la necesidad permanente de la exposición.
Hay igualmente, por miedo al encerramiento, la voluntad de escapar de la trampa del estilo, que parece ser necesario al reconocimiento del artista.
Sin embargo, yo siempre tuve esa utopía de creer que yo podría escapar del estilo, permaneciendo conocible. Es eso que me ha llevado a la idea de meter mi nombre y mi imagen al centro de mis obras.
El objetivo de poder continuar creando en todas las direcciones, haciendo ese desorden de una obra global. Por otra parte, yo presentía desde hace tiempo que el hecho de tener ideas sería cada vez más fácil. Y al mismo tiempo, casi automáticamente con los programas de inteligencia artificial.
Y también, que el copyright sería cada vez menos viable debido a la multitud de creaciones, a la democratización de la creación y a la rapidez de las redes de difusión.
Por consecuencia, para que la obra continúe viviendo en este ambiente debe siempre estar ligada a su punto de origen- el artista.
Por supuesto, ésto se entiende, si consideramos al artista como ese personaje chamánico, esa figura de santo laico de las culturas mediterráneas católicas. En esas culturas más protestantes, el artista deja lugar al grupo y se borra en la red. En esta versión del artista devenido anónimo y cuya existencia sola no es suficiente para permitirle afirmar su presencia, solamente el escándalo permite traer la figura como personaje de los hechos diversos.
Mi avatar en Second Life es un artista pero es más bien la imagen de un artista. Las creaciones que lo rodean son obras que sirven de decoración a esta vía imaginaria del artista. El escribe también su nombre por toda la isla de Moya y a su gloria- es mi Súper yo o mi Súper Moya.

5. Cómo fue tu entrada a Second Life? ¿En qué año y cómo lo descubriste?

Yo comencé a querer crear un Mundo Moya Virtual antes de Second Life, trabajando con el programa Cinema 4D pero ese mundo no era accesible.

Yo quise vender las parcelas y las obras que allí se encontraban pero debía poner Films en DVD para mostrarlas a los eventuales coleccionistas. Cuando yo pude tener una buena conexión de Internet y que Second Life parecía estar al punto, yo entré, eso fue en el año 2007. El primer día yo compré un pequeño terreno y construí en la noche un primer Museo Moya. Al día siguiente, yo compraba ya el terreno de al lado y enseguida me fui ampliando más y más hasta invertir en una isla completa. Actualmente yo poseo cuatro islas.

6. Por qué Moya Janus en Second Life se parece físicamente al Capitán América? ¿Es tu héroe favorito?
Se parece más bien a un cachascanista mexicano (siempre me gustaron las películas de El Santo ). Su apariencia está ligada a un problema técnico. Cuando yo entre a Second Life, no era fácil reproducir su propia cara. Además, yo no tenía ganas de fijar una edad a mi avatar, ni de hacerlo envejecer conmigo. Entonces yo cree este personaje enmascarado con texturas que provenían de un cuadro sobre el cual yo había escrito mi nombre.

7. Cuál es tu público objetivo? ¿Niños o adultos?

Los dos. Mi sueño es gustar a todo el mundo, incluso a aquellos a los que no les gusta eso. que le gusta a todo el mundo. Es un poco utópico pero

¿acaso el arte no debe estar hecho de utopías?

8. Tu dijiste en otra entrevista: “No porque vivamos otra historia en la net es que uno sea un inadaptado social. Por el contrario, la mayor parte de los usuarios son muy activos en la vida real. Es un placer que estimula la existencia”.

Qué tipo de estimulación encuentras tu en Second Life que no encuentres en la vida real?


Second Life no es un juego, está frecuentado ahora por personas a las que les gusta fabricar mundos, pues son entonces los creativos. Es el resultado de un viejo sueño de todos aquellos que se interesaron en las imágenes de síntesis. Second Life aumenta la realidad pero no le quita nada. Antes yo perdía mucho tiempo escribiendo textos sentado en mi oficina con una máquina de escribir. La máquina de escribir aislaba completamente al individuo mientras él digitaba su texto. Sin embargo, nunca se dijo que la máquina de escribir sea peligrosa para la sociedad pues ella alejaba al hombre de lo real.

El metaverso crea una segunda realidad en la cual uno puede encontrar personas u organizar eventos que uno no hubiera podido hacer en la vida real- sobre todo con tanta facilidad.
Second Life aumenta el arte y la realidad más que cercenarla.
………..
Merci beacoup Moya!

Zet

lundi 29 août 2011

Visite d'une île fabuleuse consacrée à l'archéologie

visite en compagnie de carlolello.zapatero (builder des monuments présents sur cette île) les reproductions à l'echelle des sites archéologiques les plus importants. Une île extraordinaire qui permet de visiter la maison du poète tragique de Pompei ou une fabuleuse reconstitution du tombeau de Nefertari. Puis des vestiges de Romes, Babylone etc
Visit realistic Babilonia, Hanging gardens, Petra, Pont du Gard, Ara Pacis, Pompei, Agrigento, Roman sundial, Trojan's column, Arch of Constantine, Colossus of Rhodes, Delphi, Temple ruins, Nefertari tomb, Rome , Delphi, Abu Simbel,Tivoli,Efesus

vendredi 22 octobre 2010

questions posées dans le cadre du projet !D.A.! Digital Art - Innovation Festival - Milan

Réponses aux questions posées dans le cadre du projet !D.A.! Digital Art - initié par 2lifecast
intervention performance - Innovation Festival - Milan

Spazio Eventi - Loggia dei Mercanti piazza Mercanti - Milano

Patrick Moya portant la cagoule de son avatar
(extrait d'un film de présentation de l'Innovation Festival)
 "!D.A.! Digital Art a pour objectif de voir comment le monde réagit à l’impact de l’innovation technologique et, en particulier, de nouveaux modes de communication à travers les médias sociaux, le Web 2.0 et les MUVEs (Multi User Virtual Environment), qui ont commencé à influencer les chaînes “traditionnelles” et leur marché. - !D.A.! se propose d’offrir un moment de confrontation sur ces questions impliquant des professionnels de l’art, des artistes, des galeries, des organisateurs de événements, collectionneurs, historiens, critiques … actif dans les monde «physique», sur le web, dans les mondes virtuels. La comparaison sera dirigé par sept questions qui aideront le dialogue sur des aspects spécifiques du problème, et aboutira à de nombreuses expositions, performances et notamment une table ronde, un “ArtCamp” qui va se passer dans un programme au sein du Festival de l’Innovation, le 9 Octobre 2010."


Les questions et les réponses:
1. Io e l’arte
Quanto il panorama offerto da internet (web, social networking, mondi immersivi, mail, informazioni su cellulare) ha inciso sul tuo rapporto con l’arte o sul tuo fare arte (considerando lo svolgimento pratico del tuo lavoro e/o il modo di pensare il tuo lavoro, oppure il tuo ruolo nell’ambito artistico)?
Art and me
How much the tools provided by the Internet (web, Social network, Immersive worlds, e-mail, Internet mobile) has an impact on your relationship with your art or art making (ie: has Internet changed the way you work and/or the way you think about your work or your role in art)?
L’art et moi
Dans quelle mesure les instruments offert par l'internet (web, réseaux sociaux, mondes immersifs, courrier électronique, internet sur le téléphone) ont eu un impact sur votre relation avec votre art ou sur votre manière de pratiquer l’art (sur votre travail et/ou votre manière de penser votre travail ou votre rôle dans l’art) ?

P. Moya - L'internet a ouvert une porte sur un réseau de masse. Jusqu'alors, les réseaux qui touchaient le public n'étaient accessibles que par des filtres : journalistes pour la presse, experts et spécialistes pour les livres.
Les créatifs ont toujours tenté de fabriquer leur propre médium. Souvent, les grands médias de masse étaient de petits médias underground qui avaient réussi mais qui reproduisaient le système classique de la sélection par «l'excellence». Moi-même quand j'étais étudiant, j'avais créé un "fanzine" au tout début de la libéralisation de la presse en France.
L'internet a libéré les freins et les barrières pour le meilleur et le pire. Mais en permettant de toucher le plus grand nombre par des systèmes de liens plutôt que par des systèmes de cooptation, il a donné à l'art une liberté qui lui manquait. Mais surtout, il a permis d'échapper au centralisme des médias très fort en France.
Le Web m'a permis de faire apparaître et de diffuser des parcelles de mon travail, qui avait été pensées en prévision d'un réseau qu'on pouvait pressentir bien avant internet grâce à la lecture des magazines scientifiques.
J'ai préparé mon travail en fonction de ce rêve d'un village global où l'art lui-même pourrait être global : un art chamanique émanant de l'artiste, sans limites, sans hiérarchie, telle une auto-civilisation.
Ce n'est donc pas le web qui a changé mon travail artistique mais mon travail qui attendait le web.
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2. Opportunità o invasione
Le opportunità (o le invasioni) offerte da internet hanno cambiato le tue pratiche? Se si, a che livello? Funzionale o anche poetico?
Opportunity or invasions
Did the opportunities (or invasions) offered by the Internet change your practice? If so, at what level? Functional or even poetic?
Possibilité ou invasion
Les possibilités (ou invasions) offertes par l'internet ont-elles changé votre pratique? Si oui, à quel niveau? Seulement fonctionnel ou poétique aussi?


P. Moya - L'internet offre la possibilité de montrer la totalité de mon travail dans une vision persepective et interactive et de faire d'une oeuvre un objet à la fois physique et conceptuel, avec des sortes de liens sur son pourtour comme un hub géant. L'oeuvre elle-même en tant qu'objet n'étant qu'un point physique, la racine d'un processus plus large qui déploie en arborescence de l'information.
L'oeuvre physique n'étant qu'un point central du processus, elle peut reprendre tout ce qu'elle avait perdu dans un système linéaire et pédagogique, où l'évolution vers plus de progrès et d'excellence est la seule voie possible. Elle peut être belle, poétique, joyeuse, naïve, simplette ou plaisante, à condition que, telle une graine, elle contienne les éléments d'une sorte d'ADN qui va permettre à ses excroissances informatives de parcourir le réseau dans l'espace et dans le temps. D'une certaine manière, ce n'est pas l'art qui doit évoluer ou du moins l'oeuvre qui doit signifier l'évolution mais l'information relative à l'oeuvre qui doit au final être juste à l'intérieur du réseau. Un peu comme une maladie du cerveau, l'oeuvre du futur ne sera visible qu'a travers une radio du réseau plutôt que par la tumeur anodine qui est à l'origine de la maladie. (pour information la maladie de "Moya Moya" est une vraie maladie)
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3. La distanza
Internet ti ha fatto percepire il mondo dell’arte più lontano o più vicino alla tua quotidianità?
Distance
Did Internet make you feel the art world further away or closer to your everyday life?
La distance
Internet vous a fait sentir le monde de l’art plus loin ou plus près de votre vie quotidienne?


P. Moya - L'internet, mais surtout Second Life, m'ont permis d'habiter à l'intérieur de l'art.
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4. MUVE
I mondi immersivi (MUVE, multi-user virtual environment, simili a Second Life e Open Sim) sono stati una scoperta, una opportunità, una perdita di tempo, un innamoramento, una notizia sul giornale? O cos’altro? Se i MUVE hanno modificato il tuo modo di vivere l’arte, come lo hanno fatto?
MUVE
Immersive worlds (or MUVE, multi-user virtual environment, as Second Life and Open Sim) were a discovery, an opportunity, a waste of time, a love, a story in the newspaper? Or what else? If the MUVE have changed your way of living art, how they did so?
MUVE
Les mondes immersifs (MUVE, multi-user virtual environment, comme Second Life et Open Sim) ont été une découverte, une occasion, une perte de temps, un amour, une histoire dans le journal? Ou quoi d’autre? Si les MUVE ont changé votre façon de vivre l’art, comme l'ont-ils fait?


P. Moya - Avant Second Life, j'avais créé un univers Moya grâce au logiciel Cinema4D mais en découvrant Second Life, je suis vraiment entré à l'intérieur de l'oeuvre pour y croiser le spectateur. Quand j'étais étudiant à la Villa Arson en 1975, je pensais, après avoir lu Mc Luhan, que la télévision allait révolutionner l'art. Je disais qu'un média en direct était une révolution dans l'histoire de l'art puisqu'il superposait au même moment le créateur et sa créature, effaçant toute possibilité d'écrire une histoire de l'art. Donc je voulais devenir la créature. J'ai réalisé des émissions de télévision en direct depuis un studio, qui étaient retransmises à un amphithéâtre de l'école, et où j'étais le «télé-artiste».
Comme je ne pouvais pas obtenir de diplôme faute de trace de mon travail, et n'étant plus un créateur, je suis devenu "modèle nu aux beaux-arts" pendant dix ans. On peut comprendre que, en créant mon avatar et en vivant dans Second Life, je suis enfin devenu la créature à l'intérieur de l'oeuvre.
C'est pourquoi je n'imagine pas une histoire de l'art du monde virtuel : je crois que l'art virtuel a une histoire qui ne se vit que dans l'instant et qu'il suffit de la vivre.
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5. Licenza d’uso
Pensi sia necessario proteggere le opere digitali con una licenza d’autore? Se si, che tipo di pratiche metti o metteresti in atto? Che tipo di licenza usi/useresti? E, infine, conosci le licenze Creative Commons?
Copyright or copyleft
Do you think it is necessary to protect digital works with a copyright license? If yes, what kind of license do you use or would you use? Do you know the Creative Commons licenses?
Licence d’utilisation
Pensez-vous qu’il est nécessaire de protéger les œuvres numériques avec une licence de droit d’auteur? Si votre réponse est “oui”, quel genre de pratique utilisez-vous ou pensez-vous mettre en œuvre? Quel type de licence d’utilisation utiliseriez-vous? Et enfin, connaissez-vous les licences Creative Commons?

P. Moya - En même temps que j'imaginais un art en réseau où les médias d'ubiquité masqueraient le créateur au profit de la créature, je pensais également que la masse des informations et l'instantanéité de leur diffusion mettraient à mal le droit d'auteur – c'est en partie pour cette raison que j'ai recommencé à faire de la peinture, en inscrivant mon nom au centre des oeuvres, ce qui rendait la copie utile pour moi, plus que négative. Je n'ai donc pas d'avis sur les systèmes de licence que je ne comprend pas bien : ils ne me concernent pas pour le moment, d'autant que je vis principalement de la vente d'oeuvres originales qui me permettent de financer ma vie virtuelle.
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6. Con o in?
C’è differenza fra fare arte CON internet/MUVE/Social network e fare arte IN internet/MUVE/Social network?
With or in?
Is there a difference between making art using Internet / MUVE/ Social network and making art in Internet / MUVE/ Social network?
Avec ou dans?
Est-ce qu’il ya une différence entre faire de l’art avec Internet / les MUVE/ les Réseaux sociaux et faire de l’art dans Internet / dans les MUVE/ dans les Réseaux sociaux?


P. Moya - C'est une question très importante. Je ne fais pas de l'art avec internet bien que je puisse utiliser ponctuellement internet pour des performances qui parlent d'internet – cela a été le cas lorsque j'ai acheté les noms de domaine de grands musées pour les conserver en attendant que ces musées me les réclament. Je peux utiliser internet ou les nouvelles technologies si c'est utile, comme j'utilise la peinture qui est souvent plus rapide, plus économe et plus simple pour moi, comme aussi la sculpture ou le happening.
Par contre, je fais de l'art DANS internet, avec comme seul outil ou technique mon double "artiste-avatar". Le décor immersif dans lequel il évolue, comme les oeuvres virtuelles qu'il manipule, ne sont pas vraiment des oeuvres au sens muséal mais plutôt un décor à sa vie d'artiste-créature, comme le paysage à l'intérieur d'un tableau. Il n'y a dans ce cas qu'une oeuvre aux contours évolutifs, dans laquelle on pénètre, et où le créateur se confond avec la créature.
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7. Visioni e predizioni
Descrivi quella che potrebbe essere l’esposizione ideale per le tue opere (prodotte da te / collezionate / gestite). Oppure fai una predizione: come vedi il futuro dell’arte attraverso le nuove tecnologie informatiche?
Visions and predictions
Describe how could be the ideal exhibition for your works (ie the artworks you produce / collect / manage) or make a prediction: how do you see the future of art through new technologies?
Visions et prédictions
Décrivez ce qui pourrait être l’exposition idéale pour votre oeuvre (les oeuvres que vous avez produit / collectionné / administré) ou faites une prédiction : comment vous voyez l’avenir de l’art grâce aux nouvelles technologies ?

P. Moya - L'avenir de l'art ne pourra passer que par une vision moins pédagogique et moins muséale de l'art. L'art devra prendre une dimension plus globale, lui permettant de relier les différents médias comme un maillage qui entremêlera les oeuvres et les artistes, à l'opposé des présentations linéaires de la muséalité mais sans pour autant les confondre.

mardi 5 octobre 2010

Texte pour l'exposition Museaavirtualités.

Quand les artistes habiteront le réseau.
Aller à New York dans les années 60 était le moyen pour les artistes niçois d'échapper au centralisme Parisien. Dans les années 80 (pour ma génération), c'était l'Asie et en particulier le Japon qui nous ont ouvert de nouveaux horizons. Aujourd'hui, c'est en vivant dans son ordinateur que l'on croise ceux qui feront l'art des prochaines décennies.
Depuis une quinzaine d'année, le net est devenu le nouveau moyen d'échapper à la localisation de l'artiste, tout en lui permettant de rester en situation et d'être à la fois local et au coeur du réseau, au confluent de toutes les informations et à l'intérieur du média sans avoir à être médiatique.
Second Life est à ce jour le métavers le plus avancé et l'exemple le plus abouti de ce que sera le web du futur. L'immersion dans un univers entièrement en 3D et les interactions entre visiteurs font de ce monde un champ d'expérimentation de la virtualisation progressive de notre quotidien. Si, comme au début d'internet, un moment de désillusion a stoppé les espoirs de rendements commerciaux, c'est pour mieux laisser place à l'art. Il n'y a pas un soir, dans la communauté francophone du métavers, sans un vernissage ou une conférence. Et Italiens, Portugais, Danois, Américains et asiatiques ne sont pas en reste.
Comme dans tout nouveau médium, l'art cherche ses marques, mais doit-il les trouver ? Dans ce far-west numérique où tout est possible, on trouve des répliques immersives de la réalité et à l'inverse des tentatives d'y échapper. C'est dans son extraordinaire diversité sans règles fixes que tient l'intérêt de ce nouveau monde désormais si vaste qu'il est impossible d'en connaître la totalité.
Et comme à New York dans les années 60, on croise dans l'univers virtuel des artistes errants, des excentriques aux looks improbables, des junkies qui sont passé de l'autre coté du miroir et pour qui la réalité n'est plus qu'un temps mort entre deux immersion dans le jeu. On croise aussi des pionniers d'un futur moins terrible qu'on l'imagine, où nos vies seront à moitié virtuelles, des chercheurs, des artistes qui doublent leur espace de création et des personnages qui rêvaient de créer des mondes et ont réalisé leur rêve au delà de leur espérance, puisque ces mondes, bien qu'imaginaires, sont devenus des destinations touristiques où se croisent ces nouveaux utopistes.
Exposer dans Second Life n'est pas, pour l'instant, le meilleur moyen de référencer son oeuvre au monde; c'est plutôt comme exposer dans un pays étranger, sur une île, quelque part avec ses habitants, ses coutumes et sa monnaie. Mais c'est aussi et surtout tester ce que sera le futur de l'art, quand les métavers seront reliés au net comme de simple site. Le début d'une exploration à l'intérieur du réseau, avec ses oeuvres sous le bras virtuel de son avatar.
Succursale du réel, le métavers a ses propres réalités et son économie ainsi que ses artistes, ses DJs, ses musiciens, ses chanteurs, ses penseurs et ses lieux touristiques … Au delà d'un simple site internet en 3D, Second Life crée ses propres besoins et ses propres styles.
Mais attention cependant, car il deviendra difficile de savoir si vous êtes encore le créateur ou la créature, l'acteur ou le spectateur : ici, l'artiste vit dans l'oeuvre et se regarde fabriquer une nouvelle histoire.
Celui qui fait l'image est lui-même à l'intérieur de cette image et il peut devenir très dur de quitter ce nouveau monde.

Patrick Moya (aka Moya Janus)