dimanche 23 décembre 2012

Second Life : Evénement, une messe pour Noël

Second Life : Evénement, une messe pour Noël: Patrick Moya, artiste et personnalité incontournable de Second Life, et le Révérend père Yves-Marie Lequin, Aumônier des Artistes, organisent une messe de Noël sur Second Life, dans la reproduction 3D de la chapelle Saint Jean de Clans.

samedi 22 décembre 2012

Maison virtuelle de Moya - installation sur Artedland Second Life

Soirée fin du monde sur Second Life - Temple Moya île Moya

Une première mondiale : une messe dans un monde virtuel

Le révérend père Yves-Marie Lequin, aumônier des artistes, donnera une messe de Noël sur Second Life, dans la reproduction 3D de la chapelle Saint Jean de Clans. Cette chapelle qui se situe dans le haut pays niçois a été peinte par l'artiste français Patrick Moya et reproduite dans son univers virtuel de Second Life, le Moya Land. Devant son ordinateur, via son avatar, le père dira la messe le lundi 24 à 17 heure (heure française) depuis la Corse, avant de se rendre dans des villages alentour pour donner des messes réelles. 
Cette messe sera la première jamais donnée dans un monde virtuel ou dans un jeu en réseau. 

Un texte du Frère Yves-Marie LEQUIN qui célèbrera une Messe destinée aux habitants de Second Life

L'avatar du père Yves-Marie Lequin


Une messe dans l’univers virtuel de Second Life ? 
Ce monde en 3D dans lequel chacun peut intervenir sous forme d’avatar, n’est pas seulement un jeu mais un puissant réseau social qui jusqu’à maintenant n’a pas d’équivalent. 
On y trouve des universités, on peut assister à des concerts, visiter des musées interactifs …aller prier dans des églises. 
On ne parle plus de virtualité, mais de réalité augmentée, car dans ce monde qui conserve toute l’ambigüité du réseau social ouvert, les bénéfices en termes de relations humaines, de quête intellectuelle ou spirituelle, de créativité artistique, sont tous bien réels. 
C’est pour cette raison que j’ai accepté que la messe de la Nativité, que je dirai dans le village Corse de Cervione, soit « retransmise », en quelque sorte « rendu présente », dans la chapelle saint Jean-Baptiste de Clans, reproduite sur « l’île » de l’artiste Patrick Moya. 
Bien sûr, pour les participants de Second Life, il ne s’agira pas d’une « vraie » messe, mais ils auront cependant participé à un véritable office spirituel de la nuit de Noël, et se seront unis, à travers cette retransmission interactive en 3D, aux chrétiens de Corse, et par eux à tous ceux qui célèbrent la naissance du Sauveur. 
Quand, à la fin, je leur donnerai ma bénédiction, elle sera tout aussi réelle que celle que Benoît XVI vient d’envoyer à travers le réseau Twitter. 
Je voudrais vraiment remercier Patrick Moya qui a initié cette « première », un événement bien en phase avec le mystère de ce Dieu qui vient rejoindre les êtres humains où ils sont. 
Il y a eu et il y aura toujours la radio et la télévision. Mais il est plus que jamais nécessaire pour tous ceux qui veulent faire entendre une parole de vie et de vérité, d’investir le champ des nouveaux moyens de communication, y être présents, créatifs. 
Comme l’a dit récemment le pape : « Je voudrais inviter, de toute façon, les chrétiens à s'unir avec confiance et avec une créativité consciente et responsable dans le réseau de relations que l'ère numérique a rendu possible. Non pas simplement pour satisfaire le désir d'être présent, mais parce que ce réseau est une partie intégrante de la vie humaine. Le web contribue au développement de nouvelles et plus complexes formes de conscience intellectuelle et spirituelle, de conviction partagée. Même dans ce champ, nous sommes appelés à annoncer notre foi que le Christ est Dieu, le Sauveur de l'homme et de l'histoire, Celui dans lequel toutes choses trouvent leur accomplissement ».


Frère Yves-Marie LEQUIN
Aumônier diocésain des artistes
Membre de la Commission d'art sacré
Prêtre assistant de la paroisse saint Ambroise
(Saint Pierre d'Arène et Saint Philippe)
Professeur de philosophie et de théologie
Institut Supérieur de Théologie de Nice Sophia Antipolis
Séminaire diocésain de Nice

Site de l'aumônerie des artistes : http://www.aumoneriedesartistes.com/
Site du couvent des dominicains de Nice : http://www.dominicain.net/

Le site de l'artiste Patrick Moya www.moyapatrick.com
autres liens: Arte TV à propos de l'univers Moya sur Second Life http://www.arte.tv/fr/moya-le-medium-c-est-l-artiste/2383638,CmC=2385240.html

Patrick Moya et le père Yves-Marie Lequin prépare la céremonie













Pour se rendre à la chapelle virtuelle : http://maps.secondlife.com/secondlife/Moya/214/58/50

mardi 26 juin 2012

Cloud Party Bugle: Neighbourhoods of Note: Spiffy Pasture

Cloud Party Bugle: Neighbourhoods of Note: Spiffy Pasture: Spiffy Pasture is the home neighbourhood of two artists, Artistide Despres and Moya Patrick.  In a short period of time, both artists have t...

lundi 18 juin 2012

jeudi 15 mars 2012

Photos de voyage dans second Life

les derniers voyages dans second life
Catania - Italie - Second Life


Taiwan - université de technologie
Corée -  université
Japon - université
Firenze - italy

Image de mes vacances virtuelles au Japon

 Après le très dur travail de réalisation du Cyber carnaval de Nice j'ai pris quelques vacances pour explorer à nouveau le metavers. aujourd'hui :L'île Edo japanese castel - le Japon des samourai - avec les bruits d'ambiances - un moment de calme.






mardi 13 mars 2012

Comment les technologies numériques prolongent les missions traditionnelles des musées

Réponse aux questions de Noémie Roussel,  pour son mémoire de master  2 Design d’interface multimédia et Internet, université Paris 13, août 2011 ("La relation entre le musée et son public à l’ère du numérique : ruptures et continuités")

Comment les technologies numériques prolongent les missions traditionnelles des musées? 
Ma propre expérience de mise en relation de mes expositions réelles et de leurs doubles virtuels, sur lesquels interviennent des internautes-visiteurs, m'a montré les avantages qu'on peut tirer de la 3D interactive sur internet. 
La rencontre de l'artiste et du visiteur ou du spécialiste d'un domaine particulier, ne sont plus des pistes mais des réalités que seules les difficultés techniques freinent encore. La principale difficulté n'étant pas logicielle ou informatique mais dans la fiabilité des réseaux internet disponibles, sachant que pour le web 3D, la moindre coupure est fatale.
La mission pédagogique du musée a déjà largement utilisé la 3D pour la reconstitution de monuments en partie détruits ou pour des visites virtuelles agrémentées d'informations.
La réalité augmentée ajoute l'aspect ludique à ces modélisations et étendra le champ du musée au delà de sa propre surface physique. La réalité augmentée permet d'ajouter de l'espace muséal où l'on veut et de faire pour qui le souhaite, de la ville ou du paysage, un musée.
Le web 3D permet, lui, de faire des espaces modélisés des lieux d'échange. La rencontre devient possible entre des visiteurs du musée et des intervenants extérieurs connectés sur le métavers, ce qui permet d'étendre le champ du musée aux réseaux sociaux. 
Si on relie la réalité augmentée et le web 3D, on peut imaginer, à moyen terme, un guide ou un conservateur qui ferait la visite guidée sans bouger de son bureau, ou un artiste qui répondrait à distance aux questions des visiteurs, comme je l'ai fait lors de mon exposition "La civilisation Moya" (au centre d'art La Malmaison à Cannes, durant l'été 2011), dans la réplique virtuelle à l'identique du lieu, depuis mon atelier.
La visite de réserves muséales en 3D sera également l'une des pistes du futur proche : la mise en ligne des oeuvres en stock sur les métavers permettra de construire des expositions à distance, en modélisant les espaces et en y posant les oeuvres virtuelles puisées sur le net. 
Cette possibilité nouvelle donnera lieu à des expositions uniquement virtuelles et visitables seulement sur le net. De même que tout un chacun pourra construire sa propre exposition à partir des réserves de divers musées.
J'ai expérimenté ces possibilités lors de ma participation à l'exposition "Rinascimento Virtuale" (L'art dans Second Life) organisée par le critique italien Mario Gerosa au musée d'anthropologie de la ville de Florence. Avec l'architecte de l'exposition (Fabio Fornasari), j'ai construit ma future installation dans mon atelier de Second Life. Nous avons ainsi visualisé les transformations nécessaires sans jamais nous rencontrer autrement que par avatars interposés.
J'ai également pu faire l'expérience de l'utilité d'avoir mis en place une réserve virtuelle de toutes mes oeuvres disponibles en réel : il m'était plus facile de retrouver mes oeuvres dans le monde virtuel que dans le réel, et de pouvoir ainsi les montrer de façon plus rapide et efficace à un galeriste ou à un curateur.
Dans le futur, lorsqu'un conservateur préparera une exposition, il "descendra" dans la réserve virtuelle depuis son ordinateur, en compagnie d'un expert ou d'un critique présent chez lui : ensemble, ils choisiront les oeuvres et pourront même les installer dans la réplique du musée.
On retrouve ici la mission de conservation du musée. Les réserves virtuelles ne sont rien de plus qu'une amélioration des archives web en y ajoutant la 3D, mais, comme toute transformation, elles changeront notre perception du réel lui-même. 
L'importance grandissante des métavers verra naitre la nécessité de conserver les objets et les architectures de ces nouveaux mondes. Déjà Mario Gerosa (spécialiste des mondes virtuels et par ailleurs rédacteur en chef de AD magazine Italie) avait tenté de créer un conservatoire des architectures des jeux vidéo et des univers virtuels ou MMORPG (Massively Multiplayer Online Role Playing Games").
Le "gold farming" (ou revente de biens virtuels issus des jeux vidéos) prouve que les objets ou oeuvres virtuelles deviennent tangibles. 
La nécessité de créer des départements de conservation des architectures et objets virtuels, entrainera en retour des liens entre ces "objets" et les espaces miroirs des musées ou les clones des oeuvres réelles, créant ainsi de nouveaux usages et de nouvelles façons de visiter les musées.
Les technologies numériques prolongeront les missions traditionnelles des musées en créant de nouvelles extensions pratiques et ludiques.
Mais, en transformant les relations du spectateur avec le musée, elles transformeront le musée lui-même à leur image.


Patrick Moya


Ce texte est l'un des bonus du livre " l'art dans le nuage "




Interview par Zet Avril pour le blog du Grupo Avatar de La Pontificia Universidad Católica del Perú


Interview par Zet Avril pour le blog du Grupo Avatar  de La Pontificia Universidad Católica del Perú 
Traduit en espagnol à partir des réponses en français

La entrevista realizada por Zet, Marita Tovar, miembro del grupo de Mundos Virtuales Avatar-PUCP, da a conocer el quehacer en las artes visuales del artista francés Patric Moya, circunscrito al movimiento contemporáneo de la Escuela de Niza, y que desde los años 70´s, hace uso de las tecnologías de la comunicación incursionando en el videoarte.

José Domingo Elías
Coordinador,
Mundos Virtuales.
Avatar-PUCP.
La Civilización Moya 

1. Una civilización en un mundo virtual, es lo que tú proponías en Second Life en tu muestra “La Civilización Moya”. Pero si uno ve el sentido del significado de la palabra civilización, ésta se define como el conjunto de costumbres, ideas, creencias, cultura, conocimientos científicos y técnicos que caracterizan a un grupo humano, como un pueblo o una raza sobre el tiempo de la evolución.

Qué rol juegas tú dentro de la civilización Moya, eres como un dios, el rey o el emperador?

Sobre las tierra de Moya, mi avatar es el dictador de las islas Moya. Es una dictadura del arte con un régimen del artista único. Hay opositores que son la figuras Moya nacidas del dibujo y la pintura, éstas son fijas y en 2D. Estos opositores toman muy mal el hecho de que a pesar que el artista vive en la obra pueda encontrarse con el espectador, mientras que ellos permanecen inmóviles o con un movimiento espasmódico de gif animado. Ellos intentaron hacer una revolución pero se dieron cuenta, rápidamente, que ellos no existirían más si ellos derrocaban a su creador. 
Algunos se quedaron atrapados en la Isla de Moya en sus posiciones reivindicativas y son una de las atracciones de las tierras de Moya. Esto para la respuesta humorística.
Hablando más seriamente, yo creo que cada artista vive su trabajo como una micro civilización, con los repertorios de signos y de códigos propios, que evolucionan en el tiempo con un apogeo y a veces con un descenso o caída.
La aventura artística de los artistas modernos se ve como una evolución del arte de las civilizaciones. La ubicuidad de los mass media y la rapidez de la información se han concentrado sobre una vida a la que le tomó cientos de años en evolucionar. Es también, el resultado de la individualización del mundo occidental.
La puesta en escena del trabajo de los artistas contemporáneos está calcada por el mimetismo sobre las presentaciones de museos que cuentan las civilizaciones completas, en una perspectiva que reúne en una misma escenografía las cerámicas, las pinturas, las esculturas y otros trazos del trabajo de una multitud de creadores.
Por otra parte, la facilidad dada a cada uno, así como a los artistas, para utilizar numerosos medios y soportes sin tener que aprender todos los secretos, hace de cada individuo un artista global y universal.

2. Detrás de ti, pareciera, se encuentra una muy buena estrategia mediática cuidadosamente pensada. 
Es que trabajan numerosas personas contigo? ¿Qué tipo de mass media utilizas?

Yo inventé el estudio Moya para hacer creer que mi primer avatar nacido del programa 3D, de antes de Second Life, había sido creado por un estudio de cine que había inventado un artista llamado Moya. Pero en realidad, yo lo hacía todo solo.
Ahora, una sola persona me ayuda en la organización y tengo varias galerías de arte pero yo trabajo generalmente solo en toda la parte artística. Yo no tengo estrategia mediática. Yo solo tengo un objetivo, el cual, es cruzar de la mejor forma todo el conjunto de medios disponibles y tratar de vivir al interior de la red, sin embrago, ello es más una fantasía que una estrategia deliberada aplicada para tener éxito.
Maniobro por instinto. Tengo una estrategia global pero no tengo pequeñas estrategias. Por otro lado, yo acepto todo lo que me ofrecen si el tiempo me lo permite e intento siempre adaptarme. Poco me importa si yo tengo éxito o no, lo que importa, es la experiencia llevada a cabo y el placer que yo encuentro.
La experimentación rara vez conduce al éxito pero ella hace oficio en el caso de la vida real, que encaja perfectamente en la teoría: ella muestra como un individuo reacciona frente a un medio, el cual, se dispone para comunicar.
Una de las particularidades del arte contemporáneo es el poder llevar a cabo una realización independiente y sin grandes medios, una experiencia que atraviesa las técnicas y los materiales complejos, obteniendo un resultado mediático más allá de las expectativas.
Si hay una estrategia, es sin duda mi decisión de ser un artista del arte contemporáneo pues el último privilegio del artista conocido como “contemporáneo”, su última característica, es abordar todo y experimentar todo sin límites. Y también, sin tener necesidad de buscar una alta calidad pues le queda al artista una posibilidad de diversión.

3. Según otra entrevista que te realizaron durante tus estudios, señalabas que fuiste marcado por las teorías de Mcluhan y la idea del concepto de la “Aldea Global”. Tú te preguntas sobre los cambios aportados a la historia del arte por los nuevos medios.

Qué es para ti Second Life?
Al igual que a muchas personas con las que me cruzo en SL, McLuhan transformó mi manera de pensar. Según él, no es lo que pensamos lo que transforma los mass media o las herramientas del arte; lo es más bien los mass media que influyen sobre el mensaje, hasta tal punto de transformar la sociedad a su imagen.
De allí yo pienso que la televisión, siendo el primer mass media capaz de transmitir la creación instantánea del creador hacia el espectador, iba a transformar la relación del arte, no dejando más tiempo al creador de aparecer al público por intermedio de la historia del arte, pues sería disfrazado instantáneamente por su criatura.
Esto no es una cuestión del fin de la historia de arte o de la post modernidad, más bien una historia convertida en incontable o menos incontable más tarde, entonces paradójicamente, el arte contemporáneo tenía la reputación de ser el avant-garde. Pero en los mass medias de ubicuidad, los avat-gard se pasan en algunos mili-segundos.
Second Life o sus equivalentes son la evolución natural del Internet que solamente utilizaba en sus inicios el texto por razones prácticas. Sin embargo, el sueño de la Internet, es reunir instantáneamente sobre la red no sólo los individuos sino también las técnicas.
Un metaverso tal como Second Life, es la amalgama de la ficción y la realidad.
Por ahora, el cine, el teatro, la literatura son subdivisiones de un “Mass Media” que no pide más que agruparse y convertirse en global.
En ese contexto el artista se convertirá en una suerte de chamán. Los chamanes eran criaturas complejas- brujos, músicos, marionetas- poseídos pero también manipuladores, figuras políticas de la ciudad.
Todo luego se dividió –música, teatro, política, religión, etc. A tal punto que cada mass-media se dividió a sí mismo como en la música entran las partituras, la música y el compositor. Para cada artista, la esperanza es volver a una globalidad chamánica de la creación sensible.
Los medios modernos de comunicación desde la televisión están llevando al artista hacia el chamán de la plaza central de la aldea global. Por supuesto, eso será válido para los artista mediterráneos del sur de Europa o para los Sudamericanos de la cultura latina, culturas con la presencia de la figura y del humano en la obra es uno de los fundamentos… incluso, si al final, esta figura es aquella del mismo artista.

4. El Museo de Moya en Second Life, es un sitio para exponer tus obras. En la vida real, encontramos a Moya por todos lados, es como una Frida Kahlo y sus autorretratos. Sin embargo, hay que saber que Frida sufría de una enfermedad que no la dejaba moverse y de allí su único modelo era ella misma. Pero tu propones un rol de Moya infantil, rodeado de carneros, ángeles, demonios, un elefante, un asno, un mono, un Pinocho, etc. Y todos giran en relación a ti. Y si no eres tú en persona es tu nombre . 

Eres un poco narcisista o es tu avatar el que lo es?

Todo trabajo artístico es por supuesto el resultado de un rasgo del carácter. Más que el Narciso que centra todo sobre él mismo y no tiene necesidad de ser artista, yo soy sin duda un exhibicionista pues me muestro a los otros, con la necesidad permanente de la exposición.
Hay igualmente, por miedo al encerramiento, la voluntad de escapar de la trampa del estilo, que parece ser necesario al reconocimiento del artista.
Sin embargo, yo siempre tuve esa utopía de creer que yo podría escapar del estilo, permaneciendo conocible. Es eso que me ha llevado a la idea de meter mi nombre y mi imagen al centro de mis obras.
El objetivo de poder continuar creando en todas las direcciones, haciendo ese desorden de una obra global. Por otra parte, yo presentía desde hace tiempo que el hecho de tener ideas sería cada vez más fácil. Y al mismo tiempo, casi automáticamente con los programas de inteligencia artificial.
Y también, que el copyright sería cada vez menos viable debido a la multitud de creaciones, a la democratización de la creación y a la rapidez de las redes de difusión.
Por consecuencia, para que la obra continúe viviendo en este ambiente debe siempre estar ligada a su punto de origen- el artista.
Por supuesto, ésto se entiende, si consideramos al artista como ese personaje chamánico, esa figura de santo laico de las culturas mediterráneas católicas. En esas culturas más protestantes, el artista deja lugar al grupo y se borra en la red. En esta versión del artista devenido anónimo y cuya existencia sola no es suficiente para permitirle afirmar su presencia, solamente el escándalo permite traer la figura como personaje de los hechos diversos.
Mi avatar en Second Life es un artista pero es más bien la imagen de un artista. Las creaciones que lo rodean son obras que sirven de decoración a esta vía imaginaria del artista. El escribe también su nombre por toda la isla de Moya y a su gloria- es mi Súper yo o mi Súper Moya.

5. Cómo fue tu entrada a Second Life? ¿En qué año y cómo lo descubriste?

Yo comencé a querer crear un Mundo Moya Virtual antes de Second Life, trabajando con el programa Cinema 4D pero ese mundo no era accesible.

Yo quise vender las parcelas y las obras que allí se encontraban pero debía poner Films en DVD para mostrarlas a los eventuales coleccionistas. Cuando yo pude tener una buena conexión de Internet y que Second Life parecía estar al punto, yo entré, eso fue en el año 2007. El primer día yo compré un pequeño terreno y construí en la noche un primer Museo Moya. Al día siguiente, yo compraba ya el terreno de al lado y enseguida me fui ampliando más y más hasta invertir en una isla completa. Actualmente yo poseo cuatro islas.

6. Por qué Moya Janus en Second Life se parece físicamente al Capitán América? ¿Es tu héroe favorito?
Se parece más bien a un cachascanista mexicano (siempre me gustaron las películas de El Santo ). Su apariencia está ligada a un problema técnico. Cuando yo entre a Second Life, no era fácil reproducir su propia cara. Además, yo no tenía ganas de fijar una edad a mi avatar, ni de hacerlo envejecer conmigo. Entonces yo cree este personaje enmascarado con texturas que provenían de un cuadro sobre el cual yo había escrito mi nombre.

7. Cuál es tu público objetivo? ¿Niños o adultos?

Los dos. Mi sueño es gustar a todo el mundo, incluso a aquellos a los que no les gusta eso. que le gusta a todo el mundo. Es un poco utópico pero

¿acaso el arte no debe estar hecho de utopías?

8. Tu dijiste en otra entrevista: “No porque vivamos otra historia en la net es que uno sea un inadaptado social. Por el contrario, la mayor parte de los usuarios son muy activos en la vida real. Es un placer que estimula la existencia”.

Qué tipo de estimulación encuentras tu en Second Life que no encuentres en la vida real?


Second Life no es un juego, está frecuentado ahora por personas a las que les gusta fabricar mundos, pues son entonces los creativos. Es el resultado de un viejo sueño de todos aquellos que se interesaron en las imágenes de síntesis. Second Life aumenta la realidad pero no le quita nada. Antes yo perdía mucho tiempo escribiendo textos sentado en mi oficina con una máquina de escribir. La máquina de escribir aislaba completamente al individuo mientras él digitaba su texto. Sin embargo, nunca se dijo que la máquina de escribir sea peligrosa para la sociedad pues ella alejaba al hombre de lo real.

El metaverso crea una segunda realidad en la cual uno puede encontrar personas u organizar eventos que uno no hubiera podido hacer en la vida real- sobre todo con tanta facilidad.
Second Life aumenta el arte y la realidad más que cercenarla.
………..
Merci beacoup Moya!

Zet